Le livre des Psaumes apparaît comme un fouillis, un ensemble mal accolé de prières hétéroclites, d’affirmations contradictoires les unes avec les autres, de cris sauvages et de soudains apaisements. C’est là son côté humain et profondément sympathique : il est à l’image de nos émotions. Il nous dépasse dans l’audace en prononçant des paroles que nous n’oserions pas articuler même si elles expriment, à l’occasion, le fond de notre pensée.
UNE SURPRENANTE LIBERTÉ DE TON
Voici un bref florilège :

« Je le dis, mon mal vient de là : la droite du Très Haut a changé ! » (77.11)

« Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt ! Je veux chanter, jouer des hymnes ! Éveille-toi, ma gloire ! Éveillez-vous, harpe, cithare, que j'éveille l'aurore ! » ...