Invitation au théâtre de la création
Ce dimanche après-midi, je me balade en compagnie d’amis amoureux de la nature. Le spécialiste « ornitho » m’invite à lever mon regard : le faucon crécerelle qui a fait son nid sur le silo de la cimenterie est de sortie pour chasser et nourrir ses petits. Mon ami jardinier, lui, me propose d’observer telle fleur rare, telle baie comestible… ou non. Je me sens petit et quelque peu ignorant.
Je réalise que mon regard est trop souvent horizontal : c’est une voiture électrique, une bombe thermique (Bugatti Chiron), chef d’œuvre de technicité ; c’est un camion de 750 CV, une entreprise de nouvelle technologie hébergée dans ce bâtiment passif basse consommation, un monument historique… Bref, mon attention est attirée surtout par des œuvres humaines. Or, ma capacité d’émerveillement au quotidien paraît limitée, elle s’émousse avec la pléthore de photos ou de vidéos proposées par les réseaux sociaux Je banalise ce que je rencontre dans ma vie de tous les jours.
Alors, saisissons l’occasion de renouveler notre capacité d’émerveillement avec ce Dossier qui est comme une invitation à une pièce d’opéra en deux actes : une symphonie biblique proposée par la cheffe Aline, tableau saisissant de l’œuvre divine, puis une symphonie pastorale que dirige Wilfred Kreis, à la fois poète et paysan. Nous sommes emmenés aux premières loges du théâtre de la création, invités par le Créateur à y prendre notre place.
Extraits :
« Les images du soin de Dieu pour sa création – celle de l’oiseau couvant et protégeant le nid, celles du souffle de vie, de la main ouverte et du paysan généreux – nous montrent que Dieu ne se tient pas à l’écart de ses œuvres, mais maintient une relation intime avec elles (…) Dieu connaît sa création (…) les créatures le connaissent en retour et se soumettent à ses ordonnances ; chaque élément, chaque créature écoute sa voix, sa parole, et obéit. Par la question « Où étais-tu ? », Dieu élargit la vision de Job et lui montre comment son action dépasse la vie des êtres humains (Jb 38-41). » (Aline Nussbaumer)
« Un cheval est toujours impressionnant ; il symbolise la vigueur, la fougue et la vélocité. Et pourtant, il peut se laisser piéger et se retrouver tel un mouton, sur le dos et incapable de se relever. Sommes-nous conscients que nous aussi, nous maîtrisons peu de chose ? » (Wilfred Kreis)
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