🌕Et si mes relations n’étaient plus condamnées à l’échec ?
L’amitié, ça peut faire mal ; et les autres types de relations aussi. Je peux être déçu par mes amis… ou par moi-même. Pourquoi c’est si difficile de communiquer ? De se faire comprendre ? Pourquoi c’est si difficile de ne pas décevoir ? Pourquoi les autres me semblent-ils si différents de moi alors que nous partageons la même humanité – créés à l’image de Dieu ? Pourquoi est-ce que je vois si souvent en l’autre un objet de comparaison ?

Crédit photo : Josué Michel
Cette réalité n’est pas nouvelle. Dès le début, la Bible montre que quelque chose s’est brisé. La chute a abîmé nos relations : avec Dieu, avec nous-mêmes, et avec les autres. Depuis, aimer est devenu fragile. On projette, on compare, et on attend parfois de l’autre ce qu’il ne peut pas donner. Ce malaise est déjà décrit dans le livre de la Genèse avec des relations qui sont marquées par la tension, la domination, et même l’hostilité¹. Non pas parce que Dieu l’aurait voulu ainsi, mais parce que c’est une conséquence importante du péché originel de l’être humain après la création.
Et pourtant, l’histoire ne s’arrête pas là. Dieu n’a pas dit son dernier mot. En Jésus, quelque chose de nouveau est possible. Par sa mort et sa résurrection, il porte nos fautes et brise ce qui nous enfermait Le Christ ressuscité pose sur nous un regard qui relève, qui restaure, qui aime sans condition — et ça change tout ! Mon regard sur l’autre peut changer parce que je suis regardé ainsi. Je n’ai plus besoin de me comparer. Je n’ai plus besoin d’utiliser l’autre pour combler mes manques. Je peux commencer à aimer simplement comme Jésus aime. Je peux porter un regard rempli d’amour sur l’autre, qu’il soit mon ami ou mon ennemi, qu’il me soit proche ou étranger. L’amitié devient un lieu d’apprentissage et un espace de liberté. Nous restons humains, fragiles, mais nous sommes rachetés. Il n’y a donc plus de fatalité, même dans les relations pleines d’ambiguïté.
Il y a quelque temps, Dieu m’a particulièrement parlé dans ce domaine. J’avais été plusieurs fois ambigu avec une amie et j’ai compris plusieurs années plus tard qu’il était juste de lui demander pardon pour cela. Non pas par intérêt, ni pour redevenir amis, mais parce que nos relations ne sont plus soumises à la fatalité, sous le régime de la grâce. Jésus a tout transformé et avec lui, il n’est jamais trop tard pour restaurer ce qui a été brisé, ni pour demander pardon. Avec Jésus, il n’est pas trop tard pour apprendre à aimer l’autre et à le regarder différemment. Non pas tel que je le vois, mais tel que Dieu le regarde.
¹ Genèse 3.15
