Jeunes Européens : Le christianisme n’est plus la religion par défaut

 Dans Christ Seul

Au mois de mars 2018, l’Université Saint Mary’s au Royaume-Uni et l’Institut Catholique de Paris ont publié un rapport sur les pratiques et les appartenances religieuses des jeunes Européens.

LES CHIFFRES

Le fait le plus marquant du rapport est le pourcentage élevé de jeunes adultes affirmant n’avoir aucune religion­ – plus de 50 % dans la plupart des pays, avec 91 % en République tchèque. à l’exception de trois pays (Pologne, Portugal et Irlande), le pourcentage de jeunes assistant aux services religieux hebdomadaires ne dépasse pas 10 %. Moins d’un quart des jeunes disent prier au moins une fois par semaine. Dans la majorité des pays, plus de 50 % des personnes interrogées disent ne jamais prier.

La France ne fait pas figure d’exception ; elle se trouve aux côtés des pays les moins religieux d’Europe. Si 25 % des jeunes Français s’identifient encore au christianisme, 64 % ne revendiquent aucune appartenance religieuse. 56 % d’entre eux disent ne jamais aller aux offices religieux, et 65 % disent ne jamais prier. La fréquentation de l’Eglise n’est pas particulièrement élevée, même parmi les jeunes Français qui se déclarent chrétiens. Seulement 17 % des jeunes catholiques français disent assister à la messe une fois par mois ou plus.

PAS D’EXPLICATION SIMPLE

Photo : www.pixabay.com

Il est difficile d’expliquer ces résultats par les différences entre pays étudiés. Un demi-siècle de régime communiste a réussi à étouffer le christianisme en République tchèque, alors qu’en Pologne, le catholicisme est resté vivace. Dans les pays ayant connu le pluralisme religieux, on trouve une très faible pratique (Royaume-Uni, Pays-Bas) et ailleurs, une pratique plus élevée (Suisse). Là où une seule religion est traditionnellement dominante, la pratique peut être très faible (Suède, France) ou moins faible (Irlande).

TRANSMISSION

Pour ceux qui cherchent les signes d’un regain d’élan du christianisme en Europe, ce rapport ne rassure guère. On fera valoir que la pratique religieuse est toujours moins élevée chez les jeunes que chez leurs parents ou leurs grands-parents. Mais ce rapport témoigne d’un christianisme qui peine à se transmettre d’une génération à l’autre. Pour Stephen Bullivant, sociologue et auteur du rapport, « le christianisme comme religion par défaut est fini, probablement pour toujours, ou au moins pour le siècle à venir ».

Même si les Eglises mennonites résistent mieux que d’autres à ces tendances, nous ne sommes pas à l’abri. Notre foi est, plus que jamais, une anomalie dans une société sécularisée ; nos jeunes le ressentent de plus en plus. Ne prenons pas comme acquis la présence mennonite dans le paysage religieux de la France. A nous de parler de notre foi à nos enfants et à nos jeunes !

 

Pour aller plus loin…

Stephen Bullivant, Les jeunes adultes et la religion en Europe, Saint Mary’s University, Twickenham, mars 2018. Disponible ici.

 

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