Prendre soin de la création

 Dans Christ Seul, Chroniques 2015

Le 29 novembre à Nancy, l’Eglise de Lunéville a participé à une réflexion en rapport avec les questions écologiques. Extraits des perspectives bibliques partagées.

 

Par la création, Dieu a fait cadeau de la nature, et la créativité de l’être humain peut s’exprimer par la culture (d’après une citation de John Stott dans « Une Année avec la Bible », LLB) Photo : Anne-Marie Strack

Par la création, Dieu a fait cadeau de la nature, et la créativité de l’être humain peut s’exprimer par la culture (d’après une citation de John Stott dans « Une Année avec la Bible », LLB)
Photo : Anne-Marie Strack

Après l’encyclique du pape sur l’écologie et à la perspective de la COP 21, l’évêque de Nancy avait convié catholiques, protestants, évangéliques, ainsi que des mennonites de l’église de Lunéville, à s’exprimer lors d’une rencontre intitulée « Habiter autrement la Création ».

Voici nos pistes de réflexion : que dit le texte biblique sur le projet de Dieu : sur notre rapport à la Création et, préalable nécessaire, sur la nature du travail ?

« Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder. » (Ge 2.15)

Le travail voulu de Dieu

« Cultiver » : Dieu planta le jardin en Eden, et l’homme peut à son tour y exercer sa créativité, Eden signifiant « délices » en hébreu. Le travail n’est pas une malédiction.

Certes, après la Chute, Dieu dira à Adam : « Le sol sera maudit à cause de toi ; c’est avec peine que tu en tireras ta nourriture. » (Ge 3.17). Néanmoins, le travail de l’homme pécheur reste estimable. Ainsi, les Réformateurs appelaient « vocation » ce que nous désignons par « profession ». Le travail peut être considéré comme une collaboration avec Dieu et une source de satisfaction ; et par travail, on entend bien plus que l’agriculture, à savoir des activités variées comme l’éducation et les services aux personnes, l’artisanat, l’industrie, les arts, les lettres et les sciences.Il faut toutefois préciser que, pour le chrétien, la dignité de l’homme n’est pas fondée sur le travail, et que le travail ne doit pas devenir un dieu. La dignité de l’homme est fondée sur notre identité d’être créé par Dieu.

Prendre soin du monde créé par Dieu

L’expression « cultiver et garder » implique la protection et le soin de la Création. Ces versets font suite à l’ordre de Genèse 1.26-28 : « Remplissez la terre et soumettez-la. »

Ce dernier verset ne signifie toutefois pas que Dieu ordonne à l’homme d’exploiter la terre au point de détruire la nature et ses ressources.

Car il faut rappeler qu’un principe élémentaire de l’interprétation biblique interdit de donner un sens à un texte sans tenir compte de son contexte : la domination que Dieu nous confie est une responsabilité de gérant : l’homme doit cultiver ET garder le jardin. Préserver l’humus en agriculture et pratiquer le jardinage durable, par exemple.

John Stott, naguère chapelain de la reine d’Angleterre et photographe ornithologue, pouvait donc écrire : « Les chrétiens devraient être à l’avant-garde des mouvements de préservation de la planète, car nous croyons que Dieu nous a appelés à prendre soin de sa création. »

Pour aller plus loin 

Réédition de « La pollution et la mort de l’homme – Un point de vue chrétien sur l’écologie », de Francis Schaeffer, BLF, 2015, 128 p.

 

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