Non au supermarché de la mort !

 Dans Christ Seul

Le salon de l’armement, pudiquement baptisé « Eurosatory salon international de Défense et de Sécurité », se tiendra à Paris du 11 au 15 juin 2018. Comme tous les deux ans, une myriade de délégations et de professionnels viendront découvrir les mille et une façons les plus récentes de trucider son prochain, de surveiller sa population, ou, pour la bonne conscience du salon, de réagir à des situations de catastrophe. Car, ne nous y trompons pas, la motivation principale d’Eurosatory est bien la vente d’armes.

Bien entendu, ce salon accueille sans hésitation des représentants de régimes répressifs, voire de dictatures ou de pays impliqués dans des crimes de guerre. Soyons certains que les contrats négociés ne rendront pas le monde plus sûr, ils ne font que préparer la mort (voir ci-contre « L’avertissement de l’Histoire »).

IDÉES FAUSSES

Profitons de cette occasion pour passer en revue quelques idées fausses sur le commerce des armes. Florilège…

« Nous ne vendons d’armes qu’à nos alliés… »

Mais nos « alliés » du jour sont bien souvent le lieu de conflits futurs (Irak…). Ils peuvent être des pays autoritaires ou agressifs (voir ci-contre « Quels pays sont représentés ? »). Par exemple, l’Arabie Saoudite écrase sous les bombes européennes le Yémen qui subit, selon l’ONU, la pire crise humanitaire de la planète. De plus, la traçabilité des ventes d’armes est très faible (certains commerces alimentaires sont plus réglementés que celui des armes) et certaines organisations criminelles achètent leurs armes « légalement ».

« L’industrie de l’armement crée de l’emploi et des richesses… »

C’est oublier le soutien colossal de l’État à travers, en particulier, les subventions gouvernementales et le travail de VRP de ses plus hauts représentants. Sait-on que les interventions militaires françaises sont reconnues par Serge Dassault (fabricant d’armes français) comme un véritable « avantage compétitif » ? Pour résumer, ce n’est pas l’industrie de l’armement qui crée les emplois, mais la volonté politique de faire de l’institution militaire un enjeu majeur de l’action publique. Est-il si difficile d’envisager d’autres priorités ? Comme le dit la Bible, la débauche d’énergie et d’argent que représente l’armement suffirait bien à nous chauffer pendant sept ans : « Alors […] ils brûleront les armes : petits et grands boucliers […] et les arcs et les flèches. Ils en feront du feu qui durera sept ans. » (Ez 39.9)

« Si nous ne vendons pas d’armes, un autre le fera… »

S’autoriserait-on un tel cynisme dans tous les domaines ? Est-il normal de fabriquer tous les ans plus de balles qu’il n’y a d’humains sur Terre ? Pensons à la femme adultère (Jn 8) : quand chacun s’examine, il ne se trouve plus personne pour lancer la première pierre. Et si chaque producteur ou marchand d’armes réfléchissait à sa propre responsabilité dans la vente d’armes avant de se cacher derrière celle des autres ?

Et si nous prenions la décision de dire ensemble « non au supermarché de la mort » ?

 

Pour aller plus loin…

www.stopfuellingwar.org

• Du 11 au 15 juin 2018 : manifestation non-violente tous les jours devant le salon de l’armement à Villepinte.

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