Lire la Bible autrement

 Dans Christ Seul

L’équipe ConnecT vous propose une manière un peu différente de vivre et de revivre une histoire de la Bible. Il s’agit d’une approche dite ignatienne. Le but n’est pas de montrer que l’on sait ou que l’on a compris quelque chose, mais de se rendre disponible à Dieu et d’écouter ce qu’il veut dire. Ci-dessous, la démarche expliquée par Laetitia Husser, et ci-dessous, la démarche appliquée par Paul Schlegel, nouveau membre de l’équipe de rédaction de ConnecT.

LA DÉMARCHE

Il vous faut un peu d’imagination, éveiller vos sens pour vous représenter la scène que vous découvrez : vous faites partie de la scène, vous êtes avec les personnages, l’un d’eux, vous voyez, vous sentez la chaleur des flammes par exemple…

Prenez votre Bible, votre carnet de notes, et posez-vous à un endroit calme, où vous pouvez vous retrouver seul(e) avec Dieu.

Remettez ce moment à Dieu, et laissez-vous inspirer par le Saint-Esprit.

Lisez le chapitre 3 de Daniel. Pour cette première lecture, prenez connaissance des lieux, des personnages, placez le passage dans son contexte (Daniel, Babylone, Nebucadnetsar, aussi connu sous le nom de Nabuchodonosor…).

Lisez encore ce passage, en imaginant réellement la scène, placez le décor, le palais, le roi furieux, les flammes de la fournaise… Qu’est-ce qui retient votre attention ?

Lisez encore le passage, et choisissez un personnage (sans trop réfléchir) : le roi, un des trois Hébreux, un soldat… Comment vivez-vous la scène ? Comment réagissez-vous ? Qu’est-ce que Dieu veut vous dire ? Quels sont vos sentiments ? à quoi cela vous fait-il penser dans votre vie ? Si un sentiment, un mot, une image retient votre attention, voyez si cela produit du bon fruit ; ne le chassez pas trop vite comme étant hors sujet ou comme un contresens ; restez un peu avec la chose qui a surgi, sans la cataloguer trop vite comme bonne ou mauvaise (sauf si c’est évident, dans un sens comme dans l’autre). Peut-être votre imagination dit-elle quelque chose d’important pour vous ? Peut-être l’Esprit Saint a-t-il été partie prenante dans ce cheminement imprévu ? à vous de le sentir. (Attention au vagabondage ou au contraire au contrôle !)

Terminez par la prière, remettez à Dieu ce que vous avez pu vivre par cette lecture.

Cette démarche peut être réalisée avec votre histoire préférée, celle que vous avez lue et relue : Dieu peut encore vous parler ; ou simplement avec un passage difficile à comprendre, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament.

Laetitia Husser

LE POINT DE VUE D’ABED-NEGO

Cela faisait seulement trois jours que le roi Nebucadnetsar avait ordonné de se prosterner et d’adorer la statue, au moment du signal. On pensait, Shadrak, Méshak et moi, Abed-Nego, qu’il suffirait de se faire discrets les premiers temps, et que la loi tomberait dans l’oubli… Il a suffi de trois jours pour que des Chaldéens nous dénoncent. Aujourd’hui, des soldats de la garde royale sont venus chez moi et ce n’était pas pour rigoler… Ils nous ont amenés devant le roi. Mais qu’est-ce que l’on va devenir ? Nebucadnetsar lui-même a pris la parole :

« Pourquoi, Shadrak, Méshak et Abed-Nego, ne servez-vous pas mes dieux ? Pourquoi n’adorez-vous pas la statue que j’ai érigée ? Maintenant, soyez prêts : quand vous entendrez le signal, vous vous prosternerez et vous adorerez la statue que j’ai faite, sinon vous serez brûlés vivants, et quel dieu pourra vous délivrer du feu ? » Il a l’air très sérieux, là, qu’est-ce qu’on fait ?

Alors d’une seule voix, nous avons répondu :

« Nous n’avons pas besoin de te répondre, si cela doit être, le Dieu que nous servons nous délivrera du feu et de ta main. Et même s’il ne le fait pas, JAMAIS nous n’adorerons et nous ne nous prosternerons devant ta statue. » Pourquoi ai-je dit ça ?! C’est la mort assurée ! Shadrak et Méshak ont l’air sûrs d’eux, mais Dieu va-t-il vraiment nous sauver ? Bon, j’espère que Dieu va venir au bon moment. Peut-être n’arriveront-ils pas à allumer le feu ? Ou les soldats feront-il semblant de nous jeter dans la fournaise ?

Le visage du roi s’est rempli de fureur. Je ne veux pas mourir. Il a ordonné que l’on chauffe la fournaise. Seigneur ! Les soldats nous ont liés. Ta volonté et non la mienne. Ils nous ont jetés au milieu du brasier. Aïe, aïe, aïe ! La flamme était tellement forte qu’elle a tué les soldats. Mais attends, je suis toujours en vie ! Le feu n’avait aucun effet sur nous. Nos liens avaient disparu. Un ange était avec nous. Le truc de ouf ! Dieu nous a sauvés ! Il nous a SAUVÉS !

Alors le roi Nebucadnetsar nous appela :

« Shadrak ! Méskak ! Abed-Nego ! Serviteurs du Dieu Très-Haut, venez ! »

Les gouverneurs, les intendants, les conseillers du roi se sont assemblés. Ils ont constaté que le feu ne nous avait pas atteints. Ils font une drôle de tête ! Le roi s’est alors exclamé :

« Béni soit le Dieu de Shadrak, Méshak et d’Abed-Négo, il a envoyé son ange et délivré ses serviteurs. Il n’y a aucun autre Dieu qui puisse délivrer comme lui. » Ah ben ça…

Qui est mon Nebucadnetsar ? Quel est mon brasier ? Pourrais-je passer par le feu pour ne pas me prosterner devant un autre dieu? Pourrais-je dire « Ta volonté Seigneur, et non la mienne » ?

Paul Schlegel

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