X comme Xénophilie

 Dans Christ Seul

La xénophilie désigne l’amitié pour les étrangers. Inutile de préciser combien cette notion est d’actualité ! L’Europe est devenue un espace de refuge et d’espérance, mais pas toujours d’asile, pour des milliers de réfugiés.

Origine étrangère

La xénophilie appartient à l’essence du peuple de Dieu. L’Éternel avait choisi un peuple d’errants, de nomades, pour se révéler. Les Hébreux se souvenaient : « Mon père était un Araméen errant. Il est descendu en Égypte, où il a vécu en émigré. » (Dt 26.5). Ils se rappelaient les difficultés de leur condition d’étrangers en Égypte, et comment le Seigneur les avait délivrés de l’oppression. Aussi devaient-ils à leur tour respecter l’étranger, prendre soin de lui, l’aimer : « Tu n’exploiteras ni n’opprimeras l’émigré, car vous avez été des émigrés au pays d’Égypte. » (Ex 22.20). En effet, Dieu « aime l’émigré en lui donnant du pain et un manteau. » (Dt 10.18)

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L’étranger comme modèle !

Jésus propose le Samaritain, un « étranger » (Lc 17.18), comme exemple d’amour du prochain (Lc 10.29-37). Il invite ses disciples non seulement à prendre soin de celui qui est dans le besoin, mais à s’identifier aux étrangers. Comme lui, ils n’ont « pas où poser la tête » (Lc 9.58). Le chrétien est dans le monde sans être du monde, « étranger et voyageur sur la terre » (Hé 11.13).

Une attitude spirituelle

La xénophilie est davantage qu’un comportement éthique. C’est une attitude spirituelle, une expression de la vie dans l’Esprit. Faisant allusion à l’hospitalité d’Abraham, l’épître aux Hébreux rappelle que « certains, sans le savoir, ont accueilli des anges » (Hé 13.2). Et Jésus dit : « J’étais un étranger et vous m’avez recueilli… Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ! » (Mt 25.35,40)

Dans l’histoire de l’église

C’est ainsi que la tradition monastique concevait l’hospitalité : « On recevra avec une sollicitude et un soin particuliers les pauvres et les voyageurs étrangers, parce que c’est principalement en leur personne qu’on reçoit le Christ. » (Règle de saint Benoît 53.15)

Les anabaptistes persécutés ont fait l’expérience de l’errance, et du besoin d’être accueillis en des zones de refuge. Mais ils ne limitaient pas leur hospitalité à leurs frères pourchassés. Le disciple de Jésus « habille ceux qui sont nus, nourrit les affamés, donne à boire à ceux qui ont soif, abrite les miséreux » (Menno Simons, en 1537). Les assemblées chrétiennes qui accueillent et soutiennent aujourd’hui des familles de réfugiés sont « bénies du Père » (Mt 25.34).

« Vous aimerez l’étranger comme vous-mêmes. » Lévitique 19.34

 

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